Exposition :
"La Mémoire de l’Esclavage"
A l’occasion de la 2ème journée nationale de la commémoration en France de l’abolition de l’esclavage, le musée du Nouveau Monde de la Rochelle qui fête cette année son 25ème anniversaire ouvre ses portes à une exposition de dessins de l’artiste créateur Serge Diantantu du 10 au 26 Mai 2007 sur le thème de « LA MEMOIRE DE L’ESCLAVAGE ».
Les élèves et le corps enseignant de la Rochelle découvrent donc ce 10 Mai 2007 dans les deux salles du Musée du Nouveau Monde les planches d’une grande richesse de Serge Diantantu qui avec efficacité et pédagogie réussit avec brio son travail de mémoire.
L’exposition retrace sur des planches, la triste et horrible période de la traite négrière transatlantique. Chaque planche exposée de l’illustrateur du livre de Joseph N’diaye « Il fut un jour à Gorée … l’esclavage raconté à nos enfants » est travaillée par une conception claire des lignes que l’artiste baptise « Mindélô » en mémoire de ses ancêtres qui par leurs dessins et créations artistiques passaient des messages à travers des traits expressifs représentés sur les grottes, les cases, les calebasses …
Cette exposition « LA MEMOIRE DE L’ESCLAVAGE » décrit les douleurs et les souffrances vécues par les africains.
Pendant la présentation et la visite de l’exposition, bouleversés devant les pièces accrochées les invités affirment à l’artiste avec sincérité et émotion leurs sentiments sur ces faits aujourd’hui reconnus comme crimes contre l’humanité en 2001 par l’adoption de la loi TAUBIRA à l’Assemblé Nationale Française.
Un débat public sur la traite négrière entre les visiteurs et les lycéens animé par Serge Diantantu a enrichi la journée. Il en est entre autres ressorti le souhait que l’exposition de cet artiste sur « LA MEMOIRE DE L’ESCLAVAGE » passe à une dimension nationale afin que les autres élèves des autres départements partagent les mêmes sentiments sur l’avenir de l’humanité par la paix, l’égalité et le respect.
N.B : Si vous souhaitez visionner les quelques photos de l’Exposition, nous vous invitons à cliquer sur le lien-ci présent :
www.sergediantantu.com/exposition.htm
Serge Diantantu et toute son équipe vous remercie d’avance.
www.sergediantantu.com
"L’Exposition au Musée Quai Branly ( Paris ) est annulée"
Prochaine Exposition de Serge Diantantu sur " la Mémoire de l'Esclage" :
Vitry-le-François, du 19 au 23 septembre 2007
N'OUBLIEZ PAS, ON SE RETROUVE LE 21 Mai 2007
Regis AMARO, Juriste en Droit
Lyon le 10 mai 2007
COMMEMORATION DE L’ESCLAVAGE
Je ne vais pas vous apprendre que l’esclavage était un système socio-économique qui reposait sur l'exploitation de personnes, en l’occurrence les noirs.
En tant que propriété, l'esclave se devait de rapporter un usufruit, il pouvait ainsi être acheté, vendu et prêté.
Je ne vais pas vous dire qu’il s’agit là, d’un des pires crimes qu’a connus l’humanité.
L’esclave était donc une personne qui n'avait pas la condition de liberté, il était la propriété d’un maître, lequel exerçait sur lui une suprématie absolue.
Qu’étions nous, des choses, des travailleurs, des bêtes, des animaux. L’homme blanc avait jugé que nous étions sa chose et de ce fait qu’il pouvait user et abuser de nous sans que nous branchions.
Ce Jeudi 10 Mai 2007, nous célébrons la fête de l’esclavage en France, réveillez-vous, mobilisez-vous, faites du bruit mais de façon intelligente afin que nos frères blancs reconnaissent en nous tous types de compétences et d’aptitudes. Qu’ils réalisent à quels points nous sommes leurs égaux.
J’estime que nous devons arrêter de nous cacher, nous devons arrêter de faire bla-bla et commencer à agir, agir et agir…
Pour ma part, je vais m’habiller d’un tee-shirt prônant le fait que je ne suis plus un ilote. Prônant le fait que je suis capable de penser par moi-même, ce même si jadis j’avais été un macaque.
Je profite de l’occasion pour vous inviter à découvrir le travail d’un de mes amis, j’ai nommé Serge Diatantu.
Merci à toi Serge Diatantu, pour ton implication.
MEMOIRE DE L'ESCLAVAGE
http://www.sergediantantu.com/affiche%20i.htm

Pour ma part, j’ai prévu de me rendre à cette exposition le 21 mai 2007.
Régis AMARO
Juriste en droit
Lyon le 10 mai 2007
Régis AMARO
Juriste en droit
Lyon le 10 mai 2007
Lyon le 03 Mai 2007
ACTE D'ANTI-SEMITISME SUR LE PARKING DU METRO " LA ROSE" A MARSEILLE.
Les médias français, focalisés autour de l'élection présidentielle, n'ont pas eu la justesse d’esprit de condamner l'acte antisémite qui s'est déroulé à Marseille le jeudi 26 avril 2007.
Rappel des faits
Une jeune juive âgé de 22 ans, attend calmement le train à la station de ‘‘la Rose’’ à Marseille quand une bande de jeune l’interpellent.
La jeune fille se voit arraché violemment son collier orné d'une étoile de David par les jeunes, ils lui soulèvent son T-shirt et dessinent une croix gammée sur son ventre avant de détaler.
La police a bien sur ouvert une enquête mais n'a toujours pas trouvé les assaillants.
M. David Roche, représentant de l’agence juive, qualifie cet acte affreux comme étant la deuxième attaque antisémite la plus sérieuse depuis l'assassinat d'Ilan Halimi, par un gang en février 2006.
M. Ze'ev Bielski, président de l'Agence juive, Ze'ev Bielski, renchérit et dénonce cette agression.
Il manifeste son indignation et déplore le fait que "cet acte de barbarisme intervient justement au moment d'un grand rendez-vous démocratique pour la France.
Le souhait de FMA est d’alerter et d’attirer l'attention des candidats sur cet acte et faire en sorte que la lutte contre l'antisémitisme soit une priorité pour celui ou celle qui sera élu.
Régis AMARO
Juriste en droit
Lyon le 01 Mai 2007
Texte inspiré d'une chanson de NTM : C'est arrivé près de chez toi.
C'est arrivé près de chez toi, presque sous ton nez, cesse de prendre cet air étonné...
Ça fait plus de trente ans que l'alerte est donnée.
Plus de trente ans depuis les premières «émeutes».
Ca chauffe à Vaulx-en-Velin, et on nous crée... la politique de la ville (de quelles villes on parle ? De ces lieux mis au banc).
Joli bidule censé répondre aux souffrances de la Sous-France...
Aménagements à la marge qui n'arriveront jamais à endiguer le flot global de ce qui tous les jours crée massivement chômage, pauvreté, mal-logement et mal-vivre.
Au lieu de créer un mouvement inverse qui intègre lesdits «quartiers», au même titre que les milieux ruraux, d'outre-mer, etc.
On a mis des pansements plus ou moins pertinents là où les plaies, les stigmates de la violence sociale, sont trop à vif.
On oublie que la crise qui se joue là est, plus qu'un malaise, une crise nationale.
Quartiers difficiles ou mis en difficulté ?
Quartiers défavorisés... Pourquoi et par quels système et décisions politiques ?
On accepte désormais que des décisions politiques, économiques, fassent passer des milliers de personnes du statut «d'avec» au statut de «mal» et aujourd'hui au statut de «sans».
Dans notre pays des droits de l'homme, on accepte que des personnes, par des décisions politiques et économiques iniques, générant une décision administrative, soient mises en «fin de droit» et on arrive à entendre cela comme un allant de soi...
En ouvrant un petit peu les yeux dans le métro, on aperçoit les SDF ayant quelque talent artistique ne sachant plus quelle musique nous jouer pour avoir quelques centimes d'euro ou au mieux un sourire.
En ouvrant les yeux sur le périph, on voit des baraquements, d'autres dans ces tentes que l'on ne saurait voir...
Sachant que nous attendons l'hiver pour médiatiquement s'émouvoir du droit «qui tue»... Jusqu'où allons-nous accepter, supporter cet ordre social ?
C'est arrivé près de chez toi, cesse de prendre cet air étonné.
Un an après les révoltes sociales, on vient nous demander : «Alors, comment ça se passe chez vous ?»
Ah bon, parce que chez nous, c'est pas chez vous ? A votre avis ?
Les inégalités, les injustices sociales, la précarité, le chômage ont-ils baissé, des logements ont-ils été construits, l'obligation des 20 % de logements sociaux a-t-elle été respectée par tous ?
Y a-t-il une diminution des discriminations, et non l'augmentation vertigineuse des licenciements, des expulsions en tout genre ?
Y a-t-il moins aujourd'hui de personnes qui, dès le 10 du mois, comptent et recomptent le peu qu'il restera pour manger, se vêtir, payer les factures jusqu'au 30 ?
On en passe... Trop facile, et quel mépris de crier à la victimisation pour museler ces millions de personnes, dans un pays de plus en plus riche et créant de plus en plus d'individus pauvres.
Tout cela arrive tous les jours près de chez vous, pouvons-nous dire à certains politiques ou intellectuels, ces faux coachs sociaux imbibés de condescendance et de vérités révélées.
C'est arrivé près de chez toi, presque sous ton nez...
Ainsi, les réussites et les parcours exemplaires de ces combattantes et combattants sociaux ; jeunes et moins jeunes, retraités, bénévoles, associations, voisins qui s'entraident pour tenir et faire du lien.
Des parents qui donnent tout, des sacrifices familiaux et, au bout, des diplômes réussis pour les enfants sans tambour ni trompette et si ça chute, on repart...
Ça aussi, c'est arrivé près de chez toi, cesse de prendre cet air étonné, sous le coup de cette médiatisation opposée, stigmatisons les réussites.
Marre de ces préjugés et de ces stigmates dévalorisants.
Mais aussi ce que nous déplorons, combattons... où «l'enfer serait les autres», où transparaît une vision séparatiste et balkanisée de notre territoire national, où commence à s'organiser l'évitement sociologique et géographique, on reste entre soi, puissance des discriminations, ségrégations insidieuses et flagrantes...
Il ne s'agit pas d'une histoire de bons et de méchants.
La pauvreté ou être discriminés ne fait pas des gens automatiquement et naturellement des démocrates et des non-violents.
Ni tous gentils parce que dans la merde ou, mine de rien, tous «racailles» dangereuses, saisissons-nous de la complexité !
Ne généralisons pas, ni dans un sens ni dans un autre.
N'acceptons pas la violence, la dégradation des rapports entre les uns et les autres beaucoup de choses sont à modifier en termes de représentation et d'actes, par exemple sur le plan des rapports hommes femmes...
Un autre mouvement réciproque qui reste à construire, la police et les jeunes et autres catégories vues comme «suspectes» la pauvreté criminalisée, défiée et suspectée.
De l'autre côté, des institutions non plus vues comme protectrices, mais agressives.
Il n'y a pas deux camps, mais un seul, des fonctionnaires assurant la sécurité des citoyens, de manière responsable et respectueuse, puisqu'il n'y pas d'autre manière démocratique de vivre ensemble.
Donc, adieu bavures, contrôles de police incessants et humiliants, caillassages des policiers et autres délits de faciès, aux regards défiants et insultants de part et d'autre, tutoiements tous azimuts...
Mais les responsabilités n'étant pas les mêmes, l'effort premier doit venir de l'Etat, de la police, pour faire preuve d'exemplarité.
Donner des signes significatifs, probants et visibles.
Il est urgent de faire société, l'histoire devrait nous en fournir quelques enseignements. Continuons de dénoncer et de combattre les postures «front nationalistes», racistes, discriminatoires, d'intégrismes et obscurantisme religieux, prônées de toutes parts et parfois de façon insidieuse par lesdits «démocrates» qui leur font de plus en plus ouvertement des appels du pied
Aucune indulgence et allégeance ne doivent être tolérées.
Certains tombent à esprit raccourci, croyant que le fait de se mettre ensemble en excluant l'autre, parce que de la même couleur, de la même religion, du hall 5 de la cité Tartempion au XVIe arrondissement !
Nous sommes pour un mouvement opposé, réciproque, rassembleur, nous mettant en débat pour détruire les velléités de constructions de frontières imbéciles, créant des passerelles et des ponts, débouchant sur la construction d'une mixité sociale effective. L'insertion sociale est un enjeu obligatoire pour tous.
Nous avons des choses à faire ensemble au-delà de nos individuelles et privées appartenances, comme peut l'être la religion, qui appartient à la sphère privée. Blancs, Noirs, juifs, musulmans, etc.
Et alors ? Tout cela doit prendre sa juste place, pas plus pas moins.
Au moment où certains Français sommeraient d'autres de s'intégrer, où on voudrait nous refaire sans vraiment le dire le coup de l'assimilation, soyons tranquilles avec l'ensemble de nos composantes identitaires, ce qui est supérieur, c'est que nous avons un avenir commun à construire !
Il est également urgent de changer radicalement les rapports Nord-Sud et d'oeuvrer à une mondialisation égalitaire et respectueuse de tous.
Pour cela, ne lâchons pas sur la promotion du savoir, de la culture.
Avoir les éléments, les outils de compréhension, de conscientisation, mieux se comprendre et mieux comprendre le monde, chercher à comprendre, accepter d'apprendre. L'enjeu scolaire est premier, et bien imbriqué dans la question sociale.
Et à l'intérieur de cela, l'apprentissage d'une histoire partagée, apprise par tous, ne contient en rien une demande de repentance, mais une juste reconnaissance afin d'aider à rendre effective une France projetée vers l'avenir, qui assume sa diversité.
Avant que ça prenne une certaine ampleur, ce qui arrive de plus en plus près de chez tout le monde, il faut porter plainte, il y a un devoir de réagir.
Mêlons-nous de ce qui nous regarde, notre avenir collectif.
Porter, faire entendre, c'est justement ne pas se laisser envahir par la plainte.
Que ce qui nous enflamme et met en colère se transforme en une énergie commune et politique en terme de constats, dénonciations, préconisations, propositions, fuyant toute posture victimaire ou contemplative et doloriste.
Nous interpellons de la même manière la gauche «d'en haut» qui reprochait, il n'y a pas si longtemps, à la droite de regarder une certaine France de haut.
Il nous faut inventer d'autres porte-voix et manières de porter les voix.
Il faut peser sur le projet national, et c'est maintenant...
Juste une société à construire autrement.
Nous ne pouvons pas nous regarder aller dans le mur en klaxonnant sans rien faire.
Ça doit arriver près de chez toi, chez nous, c'est pas le moment d'abandonner, il faut tout donner afin de changer les données !
ACTE D'ANTI-SEMITISME SUR LE PARKING DU METRO " LA ROSE" A MARSEILLE.
Les médias français, focalisés autour de l'élection présidentielle, n'ont pas eu la justesse d’esprit de condamner l'acte antisémite qui s'est déroulé à Marseille le jeudi 26 avril 2007.
Rappel des faits
Une jeune juive âgé de 22 ans, attend calmement le train à la station de ‘‘la Rose’’ à Marseille quand une bande de jeune l’interpellent.
La jeune fille se voit arraché violemment son collier orné d'une étoile de David par les jeunes, ils lui soulèvent son T-shirt et dessinent une croix gammée sur son ventre avant de détaler.
La police a bien sur ouvert une enquête mais n'a toujours pas trouvé les assaillants.
M. David Roche, représentant de l’agence juive, qualifie cet acte affreux comme étant la deuxième attaque antisémite la plus sérieuse depuis l'assassinat d'Ilan Halimi, par un gang en février 2006.
M. Ze'ev Bielski, président de l'Agence juive, Ze'ev Bielski, renchérit et dénonce cette agression.
Il manifeste son indignation et déplore le fait que "cet acte de barbarisme intervient justement au moment d'un grand rendez-vous démocratique pour la France.
Le souhait de FMA est d’alerter et d’attirer l'attention des candidats sur cet acte et faire en sorte que la lutte contre l'antisémitisme soit une priorité pour celui ou celle qui sera élu.
Régis AMARO
Juriste en droit
Lyon le 01 Mai 2007
Texte inspiré d'une chanson de NTM : C'est arrivé près de chez toi.
C'est arrivé près de chez toi, presque sous ton nez, cesse de prendre cet air étonné...
Ça fait plus de trente ans que l'alerte est donnée.
Plus de trente ans depuis les premières «émeutes».
Ca chauffe à Vaulx-en-Velin, et on nous crée... la politique de la ville (de quelles villes on parle ? De ces lieux mis au banc).
Joli bidule censé répondre aux souffrances de la Sous-France...
Aménagements à la marge qui n'arriveront jamais à endiguer le flot global de ce qui tous les jours crée massivement chômage, pauvreté, mal-logement et mal-vivre.
Au lieu de créer un mouvement inverse qui intègre lesdits «quartiers», au même titre que les milieux ruraux, d'outre-mer, etc.
On a mis des pansements plus ou moins pertinents là où les plaies, les stigmates de la violence sociale, sont trop à vif.
On oublie que la crise qui se joue là est, plus qu'un malaise, une crise nationale.
Quartiers difficiles ou mis en difficulté ?
Quartiers défavorisés... Pourquoi et par quels système et décisions politiques ?
On accepte désormais que des décisions politiques, économiques, fassent passer des milliers de personnes du statut «d'avec» au statut de «mal» et aujourd'hui au statut de «sans».
Dans notre pays des droits de l'homme, on accepte que des personnes, par des décisions politiques et économiques iniques, générant une décision administrative, soient mises en «fin de droit» et on arrive à entendre cela comme un allant de soi...
En ouvrant un petit peu les yeux dans le métro, on aperçoit les SDF ayant quelque talent artistique ne sachant plus quelle musique nous jouer pour avoir quelques centimes d'euro ou au mieux un sourire.
En ouvrant les yeux sur le périph, on voit des baraquements, d'autres dans ces tentes que l'on ne saurait voir...
Sachant que nous attendons l'hiver pour médiatiquement s'émouvoir du droit «qui tue»... Jusqu'où allons-nous accepter, supporter cet ordre social ?
C'est arrivé près de chez toi, cesse de prendre cet air étonné.
Un an après les révoltes sociales, on vient nous demander : «Alors, comment ça se passe chez vous ?»
Ah bon, parce que chez nous, c'est pas chez vous ? A votre avis ?
Les inégalités, les injustices sociales, la précarité, le chômage ont-ils baissé, des logements ont-ils été construits, l'obligation des 20 % de logements sociaux a-t-elle été respectée par tous ?
Y a-t-il une diminution des discriminations, et non l'augmentation vertigineuse des licenciements, des expulsions en tout genre ?
Y a-t-il moins aujourd'hui de personnes qui, dès le 10 du mois, comptent et recomptent le peu qu'il restera pour manger, se vêtir, payer les factures jusqu'au 30 ?
On en passe... Trop facile, et quel mépris de crier à la victimisation pour museler ces millions de personnes, dans un pays de plus en plus riche et créant de plus en plus d'individus pauvres.
Tout cela arrive tous les jours près de chez vous, pouvons-nous dire à certains politiques ou intellectuels, ces faux coachs sociaux imbibés de condescendance et de vérités révélées.
C'est arrivé près de chez toi, presque sous ton nez...
Ainsi, les réussites et les parcours exemplaires de ces combattantes et combattants sociaux ; jeunes et moins jeunes, retraités, bénévoles, associations, voisins qui s'entraident pour tenir et faire du lien.
Des parents qui donnent tout, des sacrifices familiaux et, au bout, des diplômes réussis pour les enfants sans tambour ni trompette et si ça chute, on repart...
Ça aussi, c'est arrivé près de chez toi, cesse de prendre cet air étonné, sous le coup de cette médiatisation opposée, stigmatisons les réussites.
Marre de ces préjugés et de ces stigmates dévalorisants.
Mais aussi ce que nous déplorons, combattons... où «l'enfer serait les autres», où transparaît une vision séparatiste et balkanisée de notre territoire national, où commence à s'organiser l'évitement sociologique et géographique, on reste entre soi, puissance des discriminations, ségrégations insidieuses et flagrantes...
Il ne s'agit pas d'une histoire de bons et de méchants.
La pauvreté ou être discriminés ne fait pas des gens automatiquement et naturellement des démocrates et des non-violents.
Ni tous gentils parce que dans la merde ou, mine de rien, tous «racailles» dangereuses, saisissons-nous de la complexité !
Ne généralisons pas, ni dans un sens ni dans un autre.
N'acceptons pas la violence, la dégradation des rapports entre les uns et les autres beaucoup de choses sont à modifier en termes de représentation et d'actes, par exemple sur le plan des rapports hommes femmes...
Un autre mouvement réciproque qui reste à construire, la police et les jeunes et autres catégories vues comme «suspectes» la pauvreté criminalisée, défiée et suspectée.
De l'autre côté, des institutions non plus vues comme protectrices, mais agressives.
Il n'y a pas deux camps, mais un seul, des fonctionnaires assurant la sécurité des citoyens, de manière responsable et respectueuse, puisqu'il n'y pas d'autre manière démocratique de vivre ensemble.
Donc, adieu bavures, contrôles de police incessants et humiliants, caillassages des policiers et autres délits de faciès, aux regards défiants et insultants de part et d'autre, tutoiements tous azimuts...
Mais les responsabilités n'étant pas les mêmes, l'effort premier doit venir de l'Etat, de la police, pour faire preuve d'exemplarité.
Donner des signes significatifs, probants et visibles.
Il est urgent de faire société, l'histoire devrait nous en fournir quelques enseignements. Continuons de dénoncer et de combattre les postures «front nationalistes», racistes, discriminatoires, d'intégrismes et obscurantisme religieux, prônées de toutes parts et parfois de façon insidieuse par lesdits «démocrates» qui leur font de plus en plus ouvertement des appels du pied
Aucune indulgence et allégeance ne doivent être tolérées.
Certains tombent à esprit raccourci, croyant que le fait de se mettre ensemble en excluant l'autre, parce que de la même couleur, de la même religion, du hall 5 de la cité Tartempion au XVIe arrondissement !
Nous sommes pour un mouvement opposé, réciproque, rassembleur, nous mettant en débat pour détruire les velléités de constructions de frontières imbéciles, créant des passerelles et des ponts, débouchant sur la construction d'une mixité sociale effective. L'insertion sociale est un enjeu obligatoire pour tous.
Nous avons des choses à faire ensemble au-delà de nos individuelles et privées appartenances, comme peut l'être la religion, qui appartient à la sphère privée. Blancs, Noirs, juifs, musulmans, etc.
Et alors ? Tout cela doit prendre sa juste place, pas plus pas moins.
Au moment où certains Français sommeraient d'autres de s'intégrer, où on voudrait nous refaire sans vraiment le dire le coup de l'assimilation, soyons tranquilles avec l'ensemble de nos composantes identitaires, ce qui est supérieur, c'est que nous avons un avenir commun à construire !
Il est également urgent de changer radicalement les rapports Nord-Sud et d'oeuvrer à une mondialisation égalitaire et respectueuse de tous.
Pour cela, ne lâchons pas sur la promotion du savoir, de la culture.
Avoir les éléments, les outils de compréhension, de conscientisation, mieux se comprendre et mieux comprendre le monde, chercher à comprendre, accepter d'apprendre. L'enjeu scolaire est premier, et bien imbriqué dans la question sociale.
Et à l'intérieur de cela, l'apprentissage d'une histoire partagée, apprise par tous, ne contient en rien une demande de repentance, mais une juste reconnaissance afin d'aider à rendre effective une France projetée vers l'avenir, qui assume sa diversité.
Avant que ça prenne une certaine ampleur, ce qui arrive de plus en plus près de chez tout le monde, il faut porter plainte, il y a un devoir de réagir.
Mêlons-nous de ce qui nous regarde, notre avenir collectif.
Porter, faire entendre, c'est justement ne pas se laisser envahir par la plainte.
Que ce qui nous enflamme et met en colère se transforme en une énergie commune et politique en terme de constats, dénonciations, préconisations, propositions, fuyant toute posture victimaire ou contemplative et doloriste.
Nous interpellons de la même manière la gauche «d'en haut» qui reprochait, il n'y a pas si longtemps, à la droite de regarder une certaine France de haut.
Il nous faut inventer d'autres porte-voix et manières de porter les voix.
Il faut peser sur le projet national, et c'est maintenant...
Juste une société à construire autrement.
Nous ne pouvons pas nous regarder aller dans le mur en klaxonnant sans rien faire.
Ça doit arriver près de chez toi, chez nous, c'est pas le moment d'abandonner, il faut tout donner afin de changer les données !
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